Privet!
Ce qui veut dire « Salut! » en russe.
Eh oui, après mon immersion en Russie, je le parle couramment. Évidement, je plaisante mais je dois dire que j’ai un petit peu amélioré mon niveau.
Notre petit séjour en Europe fut très agréable mais aussi exténuant. Nous ne pensions pas que nous aurions autant à courir. Même si Anton a bien supporté les déplacements en avion, il a été complètement chamboulé au niveau de ses nuits. Résultat : il se réveillait quasiment toutes les heures pour téter. Par conséquent, pas de repos la nuit pour nous!
Je vais donc commencer par vous raconter comment s’est passé le séjour en Russie.
Malgré mes appréhensions, tout s’est très bien passé. L’accueil au sein de la famille de Natalia a été plus que chaleureux et je ne vois pas comment cela aurait pu mieux se passer. Je sais maintenant pourquoi les hommes russes sont aussi costauds quand on voit tout ce qu’ils ingurgitent. J’ai bien essayer de tenir la cadence mais en vain. J’ai passé les deux premières nuits sans pouvoir fermer l’oeil tellement j’avais mal au ventre avec tout ce que j’avais bâfré. Il faut surtout se rendre compte qu’il y avait pour moi une circonstance aggravante qui avait pour nom la vodka. Ceux qui me connaissent bien savent que je ne tient pas bien l’alcool. Or, à la table russe chacun y va de son toast pour lever le coude. Pour schématiser, on fait un toast à l’eau qui mouille ou au jour qui va se lever le lendemain. Et c’est comme ça pendant tout le repas à raison d’un toast toute les cinq minutes et je peux vous dire qu’ils y a toujours des munitions. Et moi dans tout ça, je ne pouvais pas me permettre de refuser de les accompagner histoire de ne pas passer pour une tapette. J’ai donc trouvé la parade pour ne pas finir sous la table à tartiner la moquette : à chaque toast, je me gavais de tout ce qui était à ma porté afin de compenser l’alcool. Certes je tenais le coup mais j’ai bien cru que j’allais y laisser mon estomac!
Nous avons aussi eu l’occasion d’aller passer une nuit dans la Datcha familiale. C’est une petite maison de campagne qui se trouve dans une zone forestière. C’est le papa de Natalia qui l’a construite de ses mains et au vu de la qualité de la construction, je me demande si on ne va pas l’embaucher pour nous construire une maison ici. Il y a même construit un bain russe qui est une sorte de sauna mais en beaucoup plus chaud. J’y suis allé avec le père de Natalia en me disant que j’avais déjà fait du sauna à Paris sans problème mais lorsque nous nous sommes retrouvés dans la pièce avec la vapeur, j’ai cru qu’on m’avait posé un poids sur la poitrine. Je n’arrivais tout simplement plus à respirer. A ce moment là, j’ai cru pendant quelques secondes que le père de Natalia voulait se débarrasser de moi. Heureusement, au vu de ma détresse il n’a pas ajouté de l’eau sur le roches et m’a gentiment proposé d’aller me jeter dans la neige. J’ai cru à une blague jusqu’à ce qu’il ouvre une deuxième porte qui donnait directement sur l’extérieur et donc sur la neige. Je ne me suis pas dégonflé et hop! Nous voila lui et moi dehors à poil à moins 25 degrés en train de nous rouler dans la poudreuse. Au début c’est assez agréable voir même vivifiant mais après quelques secondes lorsque ça commence à piquer, il faut se précipiter dans le bain. Quand je pense que moi j’ai cru y rester et que Anton y est allé aussi et n’a même pas bronché…
La nuit je me suis risqué à aller soulager un besoin naturel et je peux vous assurer que c’est une expérience assez effrayante. Imaginez un instant le froid polaire, la nuit noire avec pour seul éclairage l’écran d’un portable, environ un mètre cinquante de neige tout autour de moi. Je vous avoue que je me voyais me faire attaquer par un loup qui essaierait de dévorer mon machin.
C’est tout pour cette fois, j’en raconterais un peu plus la prochaine fois avec les photos qui suivront.
Pakka.



